Le Greffier Noir, enquêtes et faits-divers

Luc Tangorre de nouveau entendu pour une affaire d'agression sexuelle, les "forces occultes" s'acharnent ! (En bref, 13/09/2016)

Par Virginie Ikky,

le 13 septembre 2016

Les charges s'alourdissent contre Luc Tangorre, récemment auditionné pour de nouveaux faits d'agression sexuelle dont aurait été victime une adolescente de 14 ans, au Grau-Du-Roi, durant l'été 2014. Il a été placé en garde à vue par la brigade de recherches de Vauvert dans le Gard. L'affaire devrait être jointe à une autre procédure d'instruction en cours à Nîmes, ce qui porterait à trois le nombre de victimes de Luc Tangorre pour le seul été 2014 sur la commune du Grau-Du-Roi. De nouveaux faits compliqués à nier au regard du passif de ce délinquant récidiviste, déjà condamné par deux Cour d'Assises pour les viols de plusieurs jeunes femmes, et qui fut un temps le porte-drapeau de l'erreur, et même du complot judiciaire.

 
tangorre.jpgCette nouvelle affaire Tangorre a démarré il y a deux ans, le 12 août 2014, avec la mise en examen du quinquagénaire à Nîmes. Sur la commune du Grau-Du-Roi, une fillette affirme avoir subi des attouchements sexuels alors qu'elle jouait dans un jeu de plage gonflable. Luc Tangorre, arrêté l'après-midi même des faits, est formellement identifié par la victime. Mis en examen pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans, il est placé sous contrôle judiciaire et confronté à la partie civile courant octobre 2015.

 

L'affaire a depuis progressé.

 

De source judiciaire, il y aurait en effet au total trois victimes dans ce nouveau dossier Tangorre, trois vacancières n'ayant aucun lien entre elles, si ce n'est d'avoir été victimes d'agressions sexuelles au Grau-Du-Roi durant l'été 2014. Luc Tangorre, qui reste bien entendu présumé innocent, nie les faits. Une habitude pour ce récidiviste dont la force de conviction a berné un grand nombre d'intellectuels avertis dans les années 80.

 

En 1983, Luc Tangorre, alors étudiant, criant à l'erreur judiciaire après sa condamnation à 15 ans de réclusion pour quatre viols, une tentative et six attentats à la pudeur commis dans les quartiers sud de Marseille entre 1979 et 1981, avait réussi à rassembler autour de lui un vaste comité de soutien et à attirer l'attention d'intellectuels et d'une partie de la presse. L'historien Pierre Vidal-Naquet, dont le frère assurait la défense de Tangorre, publiera même dans Le Monde une tribune intitulée «Le viol est un crime, l'erreur judiciaire aussi», signée par de nombreuses personnalités. 

Marguerite Duras, Françoise Sagan, Claude Mauriac, Jean-Claude Gaudin, Dominique Baudis, entre autres, lui apportèrent également leur soutien. Luc Tangorre, fort d'un si prestigieux aéropage, avait obtenu une grâce présidentielle partielle de François Mitterrand. Il est sorti de prison le 15 février 1988.

 

Quelques mois après sa libération, Luc Tangorre était de nouveau interpellé et accusé du viol de deux étudiantes américaines, des faits commis trois mois à peine après sa sortie de prison. Durant ce second procès, en 1992, Luc Tangorre, entouré de pas moins de six avocats cria au complot, accusant la police d'avoir cherché à se venger de l'affront de la grâce présidentielle.

Un mode de défense qui n'a guère convaincu que ses parents.  Pierre Vidal-Naquet publiera des excuses.

 

Après être sorti de prison, Luc Tangorre est apparu dans l'émission  "Faites entrer l'accusé". A visage flouté, il avait eu le loisir d'y soutenir une thèse complotiste. Luc Tangorre semblait encore disposer aux alentours de 2009-2011 de quelques soutiens, très actifs dans le commentaire, généralement peu amènes, des articles traitant de ses multiples affaires. Notre site, notamment a connu quelques vagues de commentaires pro-Tangorre tous construits sur le même modèle, invoquant généralement des divergences mineures dans les témoignages des victimes, par ricochet accusées de participer à la machination ourdie par la police et la justice. Ils ne sont plus nombreux aujourd'hui à soutenir cette thèse

L'actuel avocat de Luc Tangorre souhaite manifestement éviter les écueils passés et affirme que les antécédents judiciaires de son client n'ont aucune incidence sur les charges qui pèsent aujourd'hui contre lui.

 

Le profil de Luc Tangorre fait craindre à certains enquêteurs que d'autres victimes ne soient découvertes à l'occasion de l'enquête.

 

Virginie Ikky, pour Greffier Noir

 

Sources :

 

1°) le Midi Libre

 

2°) Objectif Gard

 



13/09/2016
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