Le Greffier Noir, enquêtes et faits-divers

1/10/2015 - Luc Tangorre entendu par le juge d'instruction à Nîmes (brève)

Par Virginie Ikky

en bref, le 1 octobre 2015.

 

Luc Tangorre, accusé d'agression sexuelle sur mineur de 15 ans a été entendu le mercredi 30 septembre par le Juge d'Instruction nîmois en charge du dossier. Mis en examen depuis le 12 août 2014, il est soupçonné d'avoir contraint une jeune fille de 12 ans à des attouchements sur une aire de jeu du Grau-du-Roi. Luc Tangorre avait été interpellé l'après-midi même, après avoir été formellement reconnu par la victime.

 

 

luc-tangorre-a-son-arrivee-mardi-a-nimes-pour-etre-presente_1010544_667x333.jpgIl a été confronté à la partie civile ce mercredi et les faits. Reste que le temps très court écoulé entre le délit et l'interpellation, ainsi que l'absence de lien entre la victime et son agresseur ne facilitera pas la tâche de son avocat, si Luc Tangorre invoque de nouveau la théorie du complot, comme lors de ses précédents procès. Luc Tangorre a déjà à son actif deux condamnations de Cours d'assises.

 

En 1983, son premier procès avait suscité un fort intérêt médiatique et l'accusé, alors étudiant, criait à l'erreur judiciaire après sa condamnation à 15 ans de réclusion pour quatre viols, une tentative et six attentats à la pudeur commis dans les quartiers à Marseille entre 1979 et 1981. Il avait réussi à mobiliser un entourage sur-motivé et à attirer l'attention d'intellectuels et d'une partie de la presse. L'historien Pierre Vidal-Naquet, dont le frère, avocat, défendait Tangorre, publiera même dans Le Monde une tribune intitulée «Le viol est un crime, l'erreur judiciaire aussi», signée par de nombreuses personnalités. Luc Tangorre avait finalement obtenu une grâce présidentielle partielle de François Mitterrand et était sorti de prison le 15 février 1988.

 

Quelques mois plus tard, Pierre Vidal-Naquet était contraint à des excuses humiliantes puisque Luc Tangorre était de nouveau interpellé et accusé du viol de deux étudiantes américaines, faits commis trois mois à peine après sa sortie de prison. Au cours de ce second procès, en 1992, Luc Tangorre avait crié au complot, accusant la police d'avoir voulu se venger de la grâce présidentielle, et s'était entouré des meilleurs pénalistes, 6 avocats réputés qui n'ont pu empêcher sa condamnation.

 

Plus personnes aujourd'hui ne songe à défendre ce pervers sexuel multi-récidiviste qui a toujours eu pour habitude de s'en prendre à des inconnues. Le procès dira s'il reconnait enfin les agressions passées. Il devrait avoir lieu en 2016, sauf à ce que d'autres victimes soient retrouvées.

 

Virginie IKKY pour Greffier noir, le 1er octobre 2015.

 

 

Source principale: Midi-Libre, 30 septembre 2015 //www.midilibre.fr/2015/09/30/luc-tangorre-entendu-par-un-juge-d-instruction-nimois,1220798.php

 

Consultez également l'article du Greffier Noir, Luc Tangorre, faux Dreyfus et vrai pervers. (//www.greffiernoir.com/luc-tangorre-faux-dreyfus-et-vrai-pervers)

 



02/01/2007
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